Dre-A raconte la fin de son contrat avec Sony Music, la polémique des 3 à 4 millions, ses clashs et son album au Rendez-vous du Game.
BCBigCed4 août 2026 · 2 min de lecture
Après cinq ans chez Sony Music, Dre-A tourne la page. Sur le plateau du Rendez-vous du Game, la rappeuse venue de Bouaké parle sans détour : argent du rap, féminité, clashs et nouveau label.
Au menu : ses débuts dans un club d'anglais, Rap ivoire c'est pas lycée garçon, la polémique des « 3 à 4 millions », ses collaborations et son album à venir.
De Bouaké à Sony
Tout part du lycée, à Bouaké. Pour le club d'anglais, elle chante le refrain d'une chanson écrite avec des rappeurs. Le morceau circule jusqu'à l'université, le groupe est invité partout. Un jour, elle demande à rapper elle aussi. Son premier couplet n'est « pas waouh », mais il fait son effet.
Elle se lance en solo. Un grand frère du milieu lui conseille de poster des freestyles, et la première vidéo devient virale. Un premier producteur, des allers-retours avec Abidjan, une inscription à l'ISTC Polytechnique, et Sony Music la repère.
Rap ivoire c'est pas lycée garçon
En 2023, son projet prend le contre-pied du milieu. Dans le rap, la figure masculine domine, même chez les femmes. Dre-A refuse le gros jean et le gros pull : elle arrive avec ses robes, ses couleurs, ses faux ongles. Le message du titre est simple : tout le monde a sa place.
Le public suit. Son featuring Skinny avec Tripa Gninnin, puis Santana avec le Gabonais Eboloko, à 5 millions de streams sur Spotify, l'encouragent à chanter davantage. Il y a aussi Doï, pensé pour vanter chaque pays, et finalement associé à la CAN.
« 3 à 4 millions par mois »
Dans un reportage télé sur l'argent du rap, elle avait cité 3 à 4 millions de francs CFA par mois en période chaude. Selon elle, le montage a coupé la question, d'où la polémique. Elle assume : cachets, plusieurs dates par week-end, contrats de marques. Pour elle, la musique, c'est un business, pas seulement un micro.
Clashs : seulement s'ils servent
Interrogée sur une collègue qui l'a visée dans un morceau, elle répond calmement : elle ne réagit plus à chaud, et elle a déjà fait plusieurs pas vers elle. Elle préfère les « buzz sensés ». Exemple : après des piques, elle a invité Mabio sur Papa Honoré, une collaboration que personne n'attendait.
Après Sony
Pourquoi avoir quitté Sony ? Le contrat, renouvelé chaque année, est arrivé à son terme. Elle veut « pousser plus », essayer d'autres choses, sans fermer la porte : Sony reste « sa maison ». Elle est désormais produite par un autre label.
Son featuring avec Samo, une idée de Zagba, est sorti, et elle prépare un album. Elle a tellement de titres que l'équipe peine à choisir ceux qui y entreront.