JM On The Track présente la beattape 2008 avec Mr Behi et raconte la naissance de Mouvement Patata de DJ Arafat sur RDG Radio.
BCBigCed16 juillet 2026 · 2 min de lecture
Son nom est derrière Mouvement Patata de DJ Arafat, mais peu de gens connaissent son visage. JM On The Track est passé sur RDG Radio présenter 2008, une beattape faite avec son frère Mr Behi.
Au menu : la première prod vendue 2 000 francs, la naissance de Mouvement Patata, la beat tape 2008, ses prods dont il est fier et son amour de Radio Jam.
2008, l'année zéro
Pourquoi 2008 ? C'est l'année où les deux frères ont commencé le beatmaking. Sa première prod, il l'a vendue à des amis, encore élève : 2 000 francs. Le groupe a depuis arrêté la musique.
Malgré ses diplômes universitaires, il ne se voyait faire rien d'autre. « J'aime créer. » Aujourd'hui, le beatmaking est son activité principale.
Mouvement Patata
Le déclic remonte à 2016 ou 2017. À l'époque, les deux frères partagent un seul ordinateur. Mr Behi rentre un jour avec une nouvelle : il a un contact avec DJ Arafat, il faut une prod. JM trouve le gimmick et les accords, et son frère complète le reste. BigCed le remercie, mi-sérieux : « merci d'être né ».
Pourquoi reste-t-il dans l'ombre ? « J'aime ma tranquillité », répond-il. Mais il reconnaît qu'il doit se montrer davantage, parce que « la visibilité, ça donne l'argent ».
Une beat tape pour écouter, ou pour rapper
2008 a pris 6 à 7 mois, avec une première version entièrement effacée. Son morceau préféré, La joie, mélange musique baoulé et sons urbains, une idée qu'il portait depuis longtemps. Une beat tape, c'est pour quoi faire ? Les deux, dit-il : l'écouter pour l'émotion, ou poser dessus et le taguer sur les réseaux.
Il cite aussi un titre pour Mosty, un vieux beat retravaillé autour d'un sample d'un classique ivoirien, et le son Le Parti de Suspect 95. Prochaine étape : sortir des titres à son nom, en featuring, comme il l'a déjà fait avec Suspect 95 et Molare.
Radio Jam et soft power
Son modèle américain : The Dream, qu'il écoutait au cybercafé avec son argent du goûter. Mais le moment le plus nostalgique, c'est Radio Jam 99.3, la radio qui a « façonné » toute une génération, BigCed compris.
Son dernier mot : le soft power est « une nouvelle forme d'arme nucléaire ». Les artistes ivoiriens doivent continuer à mettre en avant leur culture et leur folklore.