Safarel Obiang : Vision 360, au-delà du coupé-décalé
Safarel Obiang présente Vision 360 sur RDG Radio : nouveaux styles, coupé-décalé, Goh Dedi et l'hommage à DJ Arafat.
BCBigCed17 septembre 2026 · 2 min de lecture
Figure de la génération qui a pris le relais de DJ Arafat, Safarel Obiang est passé sur RDG Radio présenter Vision 360, quelques heures avant sa sortie. Avec BigCed, il a parlé de sa nouvelle direction musicale, de l'hommage à DJ Arafat et de l'héritage du coupé-décalé.
Pourquoi un artiste de sa stature dans un nouveau média ? Parce qu'aujourd'hui, tout passe par les réseaux, que sa génération maîtrisait mal. Les web télés sont une ouverture qu'il compte bien utiliser.
De L'Hybride à Vision 360
Tout part d'un défi lancé par l'équipe de Mulukuku sur Showbuzz : sortir un projet qui mélange tous les styles. L'Hybride a bien marché, avec plus de 400 000 streams pour Tana, et même une réaction de Booba.
Vision 360 en est le « grand frère ». Ses 15 titres passent par le coupé-décalé, la mélo et le rap, avec aussi de l'anglais et du lingala. Safarel n'avait pourtant jamais rappé. Fils et petit-fils de chanteuses, il dit avoir la musique dans le sang et une grande capacité d'adaptation.
Le coupé-décalé, une base intouchable
Il est venu au coupé-décalé « par patriotisme », pour défendre une musique ivoirienne. Après plus de dix ans à faire danser l'Afrique, il veut montrer autre chose, sans renier ses premiers fans : l'album compte au moins cinq morceaux de coupé-décalé. C'est son identité, et ce n'est pas négociable.
Côté méthode, il est rapide et perfectionniste : trois ou quatre jours par son, écriture de nuit, puis réécoute de chaque prise pour corriger les défauts.
Le projet compte deux featurings : Goh Dedi, jeune artiste de la nouvelle génération, sur Gang, et Ayeto, un artiste yoruba qu'il veut faire connaître, sur White Titi.
L'hommage à DJ Arafat en suspens
Pourquoi le concert du 12 août en hommage à DJ Arafat n'a-t-il pas eu lieu depuis deux ans ? Faute de partenaires, explique Safarel. La première édition, il l'a financée seul, pour près de 40 millions de francs CFA. Il lance donc un appel aux opérateurs téléphoniques et au ministère de la Culture pour soutenir l'événement.
Un message à la nouvelle génération
Pour Safarel, le coupé-décalé est la « boîte noire » de la musique ivoirienne. Il est fier de voir les jeunes s'en inspirer, et salue Himra pour sa façon de lui rendre hommage. Il demande seulement de la reconnaissance envers ce répertoire.
Il termine par un conseil de grand frère sur les clashs. Ceux de son époque n'ont mené nulle part, sauf à perdre un ami. Son message : soutenir ceux qui réussissent, travailler, et ne pas tomber dans ces guerres.