Tazeboy explique la recette de Matata et Dans mes bails sur RDG Radio, et pourquoi il se voit désormais comme un artiste pop.
BCBigCed23 juillet 2026 · 2 min de lecture
Impossible de scroller TikTok sans tomber sur un de ses sons. Avec Dans mes bails puis Matata, Tazeboy a trouvé une formule. Sur RDG Radio, il explique pourquoi il ne compte pas la lâcher.
Au menu : la recette de ses tubes, le mot « matata », le débat rap contre pop, et le coupé-décalé.
« Il n'y a pas de recette »
Tout part de son album BBS, et du titre Dans mes bails. Il comprend qu'il y a quelque chose à faire avec ce type de beat un peu afro. Pour Matata, le principe est assumé : même beat, nouvelle mélodie. Et il recommence pour ses prochains sons.
Les chiffres lui donnent raison : 1 million de streams sur Spotify pour Dans mes bails, 700 000 pour Matata. BigCed, puriste, avoue avoir d'abord zappé le son, avant de constater qu'il « pop de ouf ». Il compare ce run à celui de Gims, qui garde un type de beat une année entière.
Matata, un mot venu du Congo
Le mot, il l'a entendu dans la musique congolaise, qu'il écoute beaucoup. Il a demandé ce qu'il voulait dire. En gros : les embrouilles. Il en a fait un état d'esprit : ceux qui sont embrouillés veulent embrouiller sa vibe.
Il écoute aussi beaucoup de rap français, comme Frisco ou Tiakola. Et la Team Paiya reste sa famille : son producteur, c'est Zagba.
Rappeur ou artiste pop ?
Avant, être traité de « pas rappeur » le blessait. Aujourd'hui, il se définit comme artiste pop. Pour lui, le rap brut ne mène pas aux plus grandes scènes, comme le stade Félix-Houphouët-Boigny. Il rejoint Didi B sur l'idée qu'il n'y a « pas l'argent dedans », sauf si l'on sait varier.
Il prépare des featurings, dont un avec un DJ, et vise un concert en petite salle d'ici décembre.
Le coupé-décalé, un pilier
Sur le coupé-décalé, il est clair : « c'est con de cracher dessus ». Les rappeurs qui le moquaient le reprennent aujourd'hui, en France comme à Abidjan. Pour lui, c'est un pilier de la musique, en Côte d'Ivoire et ailleurs.
Son dernier mot est simple : écoutez Matata, et restez branchés pour la suite.