Marla présente Reine Marla, EP de 10 titres, et parle de sa nouvelle équipe, de Gor et de la place des rappeuses sur RDG Radio.
BCBigCed21 juillet 2026 · 2 min de lecture
Troisième passage au Rendez-vous du Game pour Marla, et une Marla qui a changé. Avec Reine Marla, un EP de 10 titres, la rappeuse de Yopougon veut tourner la page des buzz et montrer qu'elle est « forte ».
Au menu : l'origine de son nom, sa nouvelle équipe, Gor, sa méthode sans papier, la place des rappeuses et un message contre les agressions.
Mariam + Lacina
Le surnom « Reine » vient de ses amis. Et Marla ? C'est la contraction de son prénom, Mariam, et de celui de son père, Lacina. BigCed ne connaissait pas l'histoire.
Après un titre à succès avec Tchaikabo et Tripa Gninnin, viennent les détracteurs et les clashs. Aujourd'hui, elle l'assure : « la Marla assise en face de toi, ce n'est pas la même ».
Un encadrement « carré »
Depuis 8 mois, elle travaille avec Patrice Anoh, rencontré grâce au projet Kimberlite, qui réunissait des rappeuses ivoiriennes. Ce qui change ? Un encadrement professionnel, « carré ». C'est lui qui l'a aussi poussée à aller à la salle de sport, un changement qu'elle a fini par adorer.
Gor, et des sons en une journée
Gor, premier titre du projet, n'est pas un disstrack, explique-t-elle. C'est une façon de revenir une seule fois sur tout ce qu'on a dit d'elle, puis de passer à autre chose. Le beat est signé Malcom, et la plupart des autres titres sont de Wudu, son beatmaker attitré.
Tous les sons ont été enregistrés en une journée. Marla n'écrit plus : elle trouve une topline, structure quatre mesures dans sa tête, enregistre, et recommence. Côté featurings, on retrouve Osaki et Albinny. Elle aimerait aussi collaborer avec Himra.
« Le rap féminin, un sport de riche »
Pourquoi aucune rappeuse ne domine sur la durée ? Pour Marla, la constance demande de l'argent, et peu de producteurs misent sur les femmes. Elle a elle-même dépensé toutes ses économies dans ses premiers projets. Elle ajoute que beaucoup d'artistes refusent de l'inviter, de peur d'associer leur image à la sienne.
Face au harcèlement en ligne, elle a appris à ne plus répondre. Elle termine par un avertissement : des personnes l'ont déjà agressée physiquement à cause de son image sur internet. Elle veut que ça cesse. Son message sur le projet : « Marla est forte ».